LES GENS DE MON QUARTIER

 

Les gens de mon quartier  parlaient un PATAOUËTE , Charabia , mélange d’espagnol francisé, d’expressions et de mots tirés de l’espagnol, du français, de l’italien, de l’arabe.

mes parents parlaient espagnol avec mes frères et ma sœur aînée, ils s’adressaient à  ma jeune sœur et moi en français.

Lorsque que ceux-ci ne voulaient pas que l’on comprenne ce qu’ils étaient en train de dire il disait en espagnol papel blanco (carre blanc).

Cette population cosmopolite était riche par le cœur, et, souvent c’était notre propre malheur que nous tournions en dérision.

Dans mon quartier, il y avait des lieux et des personnages hauts en couleurs, caricatures de notre mode de vie, mettant en scène les détresses de certaines situations.

Il était constitué par des pâtés de petites maisons basses tassées les unes contre les autres, j’habitais l’un de ceux-ci que l’on appelait  «  le pâté chef » du nom de sa propriétaire.

Parfois de la rue, il suffisait de pousser une porte pour accéder à une coure intérieure autour de laquelle il y avait plusieurs habitations de deux ou trois pièces, sombres et humides dans lesquelles s’entassaient des familles nombreuses, parmi les plus célèbres de ces cours il y avait :

EL PATIO LABIRENTE , coure intérieure formée de ruelles étroites et tortueuses formant des impasses comme un labyrinthe d’où le nom en espagnol de labyrinthe.

EL PATIO A REMEDIO ou SIETE (N° 7 de la rue) ou SIETETINA (Parce qu'y vivait 7 familles) situé en face de l’épicerie Keller, devenue par la suite épicerie Romboni, même configuration d’une dizaine d’appartements de deux ou trois pièces sombres et humides sans eau ni électricité donnant sur une coure où se trouvait une unique fontaine servant de point d’eau pour l’ensemble des habitants.

Malgré les aléas de cette promiscuité, la pauvreté ,la misère, la vie se déroulait avec entrain et joie, toujours une histoire pour rire, un chant ou le son d’une guitare.

Rémédio était là pour l’entrain, c’était une femme vive dynamique et enjouée avec une fort jolie voie, à elle seule c’était un spectacle.

Qui n’a pas connu « Pitirilimaçon, Rémi el Tonto, Pépica la léchéra,

El Jolatero, juanito cacharo, patricio=tarzan, Padéla l’ivrogne, Ayouciyoubé, Marie-cochon,ou bien El cojo dit la madre.

 

PITIRILIMACON c’était un petit homme crasseux, pouilleux, en haillons, ses cheveux étaient ébouriffés, il avait de tout petits yeux tchutchurios y laganosos, son surnom est probablement dû à la contraction de deux mots, petit, et, maçon prononcés par un indigène « piti li maçon ».

REMI EL TONTO : c’était un accordéoniste des rues un peu simplet,qui déambulait avec un vieil accordéon jouant faux.

PEPICA la lèchera : c’était une femme grande et forte qui vendait le lait de ses chèvres.

El JOLATERO, ou, JUANICO CACHARO, vendait dans les rues des casseroles et poêles en criant :

-   jolatero, jolatas.

PATRICIO dit AYOUCYOUBE, un simplet parcourant les rues du quartier de Victor Hugo, toujours vers la même heure tantôt faisant Tarzan, ou, bien Zorro.

PADELA : c’était un ivrogne issu d’une famille musulmane connue et respectable, inoffensif dans les premières années, il avait pris l’habitude d’insulter les gens dans la rue, Il est mort en 1958 au cours d’une bagarre qu’il l’a opposé à deux jeunes arabes d’une vingtaine d’années, qu’il venait de traiter «  de sales arabes ».

Au cours de cette bagarre, ceux ci, lui ont fracassé le crâne à coups de pieds, cela s’est déroulé boulevard  de Sidi Chami pas très loin de l’église de Delmonte, vers le bidonville qui s’était constitué sur un terrain vague entre le quartier de cavaignac et de bastié dans un secteur que l’on qualifiait à risque.

MARIE-COCHON : c’était une femme qui vivait seule, ou, presque, elle habitait avec ses cochons comme d’autres avec leurs chiens.

EL COJO dit LA MADRE : c’était un boiteux, un pieds bot, que les jeunes du quartier en bisbilles venaient consulter afin de régler leurs différents d’ou le surnom de madre qui signifie mère en espagnol.

D’autres personnages plus anodins ont animés le quotidien de la vie de mon quartier, il y avait ce vieil homme marchand de calentica poussant son carico,(chariot en espagnol), qui à 11h30 le matin, à la sortie de l’école,  nous vendait pour « 5 sous », une tranche de calentica toute chaude qu’il saupoudrait avec un mélange de sel et de poivre.

L’aprés midi à 16h30 il arrivait avec son carico nous proposer des piroulis au miel.

 Je me souviens de l’arabe marchand d’eau agitant une clochette et criant :

-         agua, agua fresca, il portait en bandoulière une outre faite en peau de chèvre à laquelle était attaché des cars en métal blanc.

 L’indigène, marchand de tchumbos (figues de barbaries), criant :

-         tchumbos, se cago, autrement dit figues de barbaries qu’il nous décortiquait habilement sur place, et, ….se cago pour désigner des escargots, cela nous faisait rire car se cago en espagnol signifiait (se chier).

Ces petits escargots gris nos mères les préparaient généralement en frita, ou, en sauce piquante.

Un autre marchand, lui s’écriait :

-         cacahuètes, cacahuètes toutes chaudes, toraicos. (pois chiches grillés).

Je me souviens de la mercerie de mademoiselle Yvonne située à Bastié, de l’autre coté de la voie de chemin de fer, où, nous allions acheter des bonbons que nous partagions, des berlingots, les boites de coco de Calabre que nous léchions, ou, les bâtons de réglisses que nous mâchouillons.

Dans mon quartier, le soir venu, à la belle saison, les gens sortaient s’asseoir sur le pas de leurs portes, sur des chaises, ou, sur le trottoir pour discuter « tchatcher », se raconter les histoires du quotidien parfois de manières ironiques ou caricaturales, il y avait toujours quelqu’un pour faire le pitre et raconter des blagues, parfois les enfants écoutaient les anciens raconter les histoires de familles, ou, alors, nous  jouions « aux quatre coins »,« à cache- cache », ou bien "à tchintchi-ribola queso de bola ", (les initiés sauront ce que cela veut dire), à Bùro flaco, Capitulé.

En ce temps là, nous n’avions pas de game-boy ni de play- station, nous jouions aux billes, des billes en terre cuites, des billes en verre que nous appelions des Agathes, ou bien, des boulichis, (billes provenant des roulements a billes).

Nous jouions à la jolata, aux pignols (noyaux d’abricots), aux osselets, aux carrelettes, les filles jouaient à la marelle, les garçons au pitchac, ou encore, nous allions au petit lac jouer aux pirates, nous faisions, alors, mancarota, ce qui signifiait faire l’école buissonnière.

Nous construisions des caricos (ancêtre du skate board), il nous suffisait de 2 planchettes de bois de 3 ou 4 roulement à billes, et, c'était l'aventure sur les rues en pentes du quartier.

Nos mamans nous faisaient des plats consistants pour caler nos estomacs affamés.

Nous mangions des loubias (genre de cassoulet) avec ou sans saucisses, des pois cassées, des lentejas (lentilles), des potajes parfois viudos c’est à dire sans viande avec des cotes de blettes, puis, les fameuses migas avec leurs côtelettes espagnoles, (nous appelions ainsi les sardines salées et séchées).

Nos mères savaient accommoder les sardines de diverses manières, grillées, cuites, en escabèche, en beignets.

Le dimanche, parfois, nous avions le droit « à la carne que se vea », c’est à dire de la viande, ou, une volaille (selon l’état des finances).

Pour les fêtes, elles nous préparaient les mantecaos, les rollicos,. Le dimanche matin nous faisaient des binuelos, ou, des taillos.

A Pâque, c'était dans la bonne humeur que nos mères allaient faire cuire la Mona au four du boulanger. Les enfants avions notre petite mona avec au dessus un oeuf cuit que nous décorions parfois. 

En attendant qu'elles soient cuites, c'était la tchatche pour les femmes du quartier.

A Paques c'était aussi le temps des bilochas (cerfs volants) que nous faisions avec des bouts de roseaux fendus, et, du papier journal, nous leurs donnions la forme de bariletes, de bacalaos, ou, de lunas,  en guise de colle nous utilisions de la farine et de l'eau, des bouts de chiffons noués servaient de queues.

Avec peu de chose et beaucoup d'ingénuité nous jouions dans les rues de Victor Hugo, Bastié.

Je me souviens du petit train que nous faisions à partir de boites de sardines vides, que nous amarrions les unes aux autres, les chargeant de terres, de pierres, et, que nous tirions avec un bout de ficelle. 

Notre vie était simple, et, s'adaptait aux rythmes des saisons.

L'hiver, doux et clément était marqué par les fêtes de Noël, 3 petits soldats de plomb, et, une orange, les mantecaos, et, rollicos, les dattes confites que nous allions acheter chez Soussi à la sortie des écoles ( 5 sous la poignée ), 

Le printemps, c'était le temps de l'éclosion des milles et une couleurs, le rouges des coquelicots dans les champs d'orges, et, de Blés durs qui ondulaient sous le vent léger des mois de Mars et Avril, le blanc parfumé de la fleur d'oranger et du jasmin odorant du jardin de mon grand père, de la traditionnelle fête de Paques, et, de la Pentecôte, de ses sorties à Misserghin, à Aîn franin, ou, à la forêt d'M silla, pour les plus aisés d'entre nous.

L'été commençait par la fuguera (les feux de la saint jean), et se poursuivait par les après-midi torrides du mois de Juillet et Août, avec le sirocco,( vent chaud qui desséchait tout). il n'y avait pas un chat dans les rues au moment de la sieste.

Pour les plus chanceux les sorties en famille à la plage (aux genets, à la cueva del agua, à Kristel), ou, comme moi, les jolies colonies de vacances.   

en Automne, c'était le temps des Figues, des jujubes, des grenades, des tchumbos, des fourmis d'ailes (Aludes, ou, fourmis volantes) qui nous servaient d'appâts pour les pièges à oiseaux qu'avec mon frère Roger nous allions poser à la marsa, prés de la Siéna,. de la capture des chardonnerets, et, sereins, au moyen d'une cage à trappe, ou des bâtonnets de glues. 

Tous ses souvenirs se bousculent, et, mériteraient d'être décris.

Nous vivions de petits riens qui faisaient notre bonheur, et, qui étaient bien plus précieux que tout. 

Naturellement, nous n’étions pas riche, mais heureux et insouciants, tant pis si nous portions le pantalon qu’avait porté auparavant notre frère aîné, si nous avions une cordelette à la place de la ceinture, ou bien, si nous n’avions que des espadrilles trouées comme chaussures. Pas de chichi entre nous.    

Voici quelques noms des gens, d'amis, vivant dans mon quartier qui forment mes souvenirs : à Bastié rue facio, Anica la cantinera, Martinez le coiffeur en face l'épicerie Bareto, sur le haut faisant angle avec le bd de sidi chami selva, une rue en dessous rue buesque soler, kaplan,les vaquero, le vieux marchand de calintica, la famille vera, plus bas en direction du passage a niveau, rue Facio la mercerie de mlle yvonne, le marchand de glaces Manolo et Maravilla, en face la famille hostein (louisou). Rue de Vauconson les carasco ( marcel,lucien,perito), esteve (claude, norbert, yolande), *** dédé*** martinez, et son frère georges, mme chantreux, ramirez, ribés francis, la maison de mme pelloux. rue rue Gal Bruat (coté Bastié) pujol, barcelo, le dépôt de charbon de roccamora, mme Tari l'infirmiere, le dépot de la Cipon, les sanchez, Rue F Jarsaillon les romero (pépica la léchera, et, charlot). Rue Krauss de l'autre coté de la voie de chemin de fer Oran Colomb Béchar, Garcia Albert, mes cousins garcia manu gilbert, thèrese, jeanine, pui, claude cuq, claude vela, mes cousins fuentes et ramos, puis mr benamou le cordonnier et ses enfants jasnhia (au destin tragique) zora, fatima et mohamed, plus loin la famille anton,  robert et daniel et leurs soeurs, en remontant la rue courbi de coignard les castejon (ninette), la famille mira par la suite la charmante geneviève Boismoreau et ses parents venu de la région nantaise créé le magasin Primax, puis, mes parents, mes freres joseph roger mes soeurs denise odette et moi claude, en face le marchand de cycle Ben abbou,  ortega michel, la menuiserie Salguero? rue de Suffren mes cousins garcia marcel gilbert, yvonne, plus loin les fronton, en face l'école de victor hugo son directeur mr Abadie, ainsi que, la concierge de l'école de Victor Hugo mme cortes et ses 3 enfants claude yvon et alain, puis le poste de police qui faisait angle avec l'école mr régior le brigadier de police, sur l'autre trottoir les vargas, puis la petite mercerie, une boulangerie?? et la boucherie Kabouche, plus bas les familles pichon et ivars les penales l'epicerie gumiel l'epicerie soussi. En revenant sur le passage à niveau non gardé vers le bd de sidi chami les caravajal, et, ma cousine josiane garcia.  rue de bône  Gomez, et, Felix ??? coté exterieur la shell avec son entrée rue herbinger, vers la place korte l'épicerie aberca, jourdan, la famille pico. rue gal Vinoy, schmidt puis l'épicerie keller devenue romboni, en face le cordonnier benamou, le patio a remedio, les rodriguez alejandro,  stani, ben krouf, les diez (paquito), l'épicerie ravasco, en face, les bogi. rue zouave crémades, en face du jeu de boules, les ruiz, l'épicerie moreno. rue de Guelma  les Cano, les ripoll et mme maréchal (catéchisme).la marchande de poisson Madame Perez (la malaguenia)  5 rue guelma.  

                                                

                                                                    Ma soeur Denise Garcia nous a récemment quitté. 


Gravement malade, le 20 Mars 2011 pour la première fois depuis des années elle a fait l'effort de sortir de chez elle pour venir de Marseille fêter mon 72° anniversaires chez moi à Cuers. Une tendre et affectueuse pensée pour toi ma grande soeur.
(Claude Garcia).

                                                    

La mémoire à la rescousse des histoires officielles, ou lorsque les élans du coeur dépassent la prudence de la raison.

 

Lettre à Claude Garcia de Omar Benbekhti Faculté des Sciences Sociales Université d’Oran. Adresse email :  omarb72@hotmail.com

 " des tranches de vie collées à nos mémoires…du bonheur simple mais ô combien nécessaire et réconfortant !"(

LETTRE A CLAUDE GARCIA

Bonjour Claude Garcia,

J’ai lu avec une grande émotion vos souvenirs racontés avec tant de sensibilité et une si profonde véracité. Et je voudrais vous dire combien je vous suis reconnaissant, comme certainement des milliers d’autres, d’avoir eu la patience et l’intelligence de produire ces témoignages touchants autant qu’émouvants dans leurs moments de bonheur simple, mais aussi dans leur tragédie. Les guerres produisent malheureusement des tragédies humaines ; mais il faut bien surmonter les douleurs, et du passé tirer des leçons d’humanisme.

Je m’appelle Omar Benbekhti, enfant de Victor Hugo, plus jeune que vous, j’avais 12 ans à l’indépendance…mais tant de souvenirs communs ! J’habitais la place Korte, entre les Benitez à droite et les Jimenez à gauche ; au coin il y avait l’épicerie Jourdan, et à l’opposé, celle d’Alberca, avec leur fille Anne-Marie pleine d’énergie, « garçon manqué », comme on disait à l’époque.

Chez nous, logeaient les Molina, je me rappelle Roger qui jouait de l’accordéon, sa sœur Eliane mariée  à Nemours avec Clément ; il y avait aussi les Pico, avec Marcel, Julot et Nicole, qui me coiffait avec ma sœur Djamila avant d’aller à l’école Abadie. Il y avait les Auvray avec Gustave, garçon très agité, et son frère Gérard qui était mon copain. Je me souviens très bien des bals chez les Benitez et le père Marc qui leur rendait souvent visite. La boulangerie des Ruiz, avec Robert (qui est décédé), Daniel que j’ai revu à Perpignan et leur sœur Annie qui habite en Beauce. J’ai encore le goût des montécaos de leur mère dans la bouche. Il y avait aussi les Ramos à l’étage, avec Jean-Jacques, un sacré numéro, et les Perez dont le père et le fils Daniel avaient un bec de lièvre.

Mais je garde un souvenir impérissable de mon ami d’enfance, qu’on appelait Ginou Adam, c’était le petit frère d’Arlette ; je me souviens de leur mère qui était souvent sur une chaise longue et de leur père, blond et toujours affable.

Ce fut un bonheur de vous lire et j’ai transmis vos textes à mon frère Ali et ma grande sœur Djamila qui était amie de Nicole Pico et d’autres filles de son âge.

Je me souviens aussi d’Angèle, une belle amazone, avec sa grande tignasse noire et ses lunettes à la Jacques Charrier. A 12 ans, elle me paraissait sublime !

Mon plus grand souhait serait d’avoir des nouvelles de Ginou Adam,  mon ami d’enfance que j’ai cherché en vain sur le net, mais je n’ai rien trouvé. Si quelqu’un pouvait lui donner mes coordonnées, ou à sa sœur Arlette, ce serait pour moi un immense plaisir. Aujourd’hui j’ai soixante ans et il est vrai qu’on n’oublie jamais son enfance…les parties de pignols, le pitchac, le tour de France avec les bouchons de bouteilles, la fuguera de la Saint Jean, les torraicos, mais on ne fait plus de carricos et plus personne ne joue aux boulitchis ! Ma mère habite toujours dans notre maison à la place Korte. Je me souviens encore des piqures de Mme Tari, l’infirmière, quand j’attrapais les amygdales (comme on disait à l’époque !), les Sevilla, avec la Vespa, et tant d’autres qui peuplaient nos univers ; et enfin les berlingots de chez Romboni, face à l’école primaire où j’eus comme premier maître d’école, Mr. Dominici, un grand monsieur qui nous fit aimer la lecture et la musique (il sortait un pipo de son fourreau noir à la fin de la classe, l’après-midi ; et nous attendions ce moment avec impatience)

Permettez-moi, encore une fois, de vous remercier infiniment d’avoir su, avec une grande délicatesse, et beaucoup d’émotion naturelle, faire vibrer nos cœurs, à travers les noms et les prénoms, des tranches de vie collées à nos mémoires…du bonheur simple mais ô combien nécessaire et réconfortant !

De grâce, encore une fois, si vous pouviez retrouver la trace de Ginou Adam, je vous serai reconnaissant ad vitam aeternam !

Dieu vous bénisse, vous et tous ces amis de notre passé, que vous avez gardé vivants pour l’éternité à travers l’écriture.

 

Le Maître dit :

« Ecrivez ! Une lettre, un journal ou jetez quelques notes sur le papier en parlant au téléphone, mais écrivez ! Ecrire nous rapproche de Dieu et de notre prochain. Si vous voulez mieux comprendre votre rôle en ce monde, écrivez.

« Efforcez-vous de mettre votre âme par écrit, même si personne ne vous lit – ou, pis, même si quelqu’un finit par lire ce que vous vouliez garder secret. Le simple fait d’écrire nous aide à organiser notre pensée et à discerner clairement ce qui se trouve autour de nous. Un papier et un stylo opèrent des miracles – ils soignent les douleurs, réalisent les rêves, restituent l’espoir perdu.

« Les mots ont un pouvoir. »

Paulo Coelho. Maktub.

Editions Anne Carrière. Paris, 2004

Omar Benbekhti

Faculté des Sciences Sociales. Université d’Oran

 

                                                                                                    

                                        ****Dédé martinez****                  

Je l'ai revu en 1969/1972, je travaillais à ce moment comme préposé au centre de tri de Lyon pérrache, j'étais à la manutention sur les quais de gare à sortir les sacs postaux des trains.

Par une nuit glaciale d'Hiver, avec quelques collègues je suis entré boire un bouillon chaud au buffet de la gare.

Au comptoir il y avait un gars qui me dévisageait, il s'est approché de moi et m'a dit :

-  Je suis Dédé Martinez, de Victor Hugo, tu te souviens de moi? après quelques instants d'hésitations je lui est répondu :

-  Oh! Dédé qu'est ce que tu fais là, tu travailles dans le coin?

-  Non, j'habite le quartier. Je suis pensionné militaire, j'ai la Tuberculose.

-  Comme je n'arrive pas à dormir, je me promène. il a était pris d'une quinte de toux.

-  Tu vois c'est la même chose dés que je me couche, je m'étouffe.

-  Je sais, j'ai connu cela moi aussi, lui ai-je répondu.(école de Police)

Le train que nous devions décharger a été annoncé, et, nous nous sommes quittés.

Quelques temps, après, j'ai appris son décès.  

 

                                    

Je me souviens, d'un événement que je ne saurai dater avec précision   (vers 1949) qui s'est déroulé dans notre quartier de Victor Hugo.

Un matin vers 10h/11 heures nous avons vu passé à toute allure un jeune arabe Bachir cousin de Boumediene (Padela) que nous connaissions, car, il avait été le copain de mon frère Roger avant de sombrer dans la petite délinquance(c'était la thèse officielle), il habitait vers la place du général Korté.

Padela(Boumediène) était pro Français ,et, souvent il était en dispute avec Bachir.

Peu de temps après, une escouade de policiers nous demandèrent de ne pas circuler, de rester chez nous, qu'ils étaient à la recherche d'un dangereux voleur qui venait de s'échapper de la prison.

Ils ont perquisitionné toute la journée des maisons de musulmans et d'européens susceptibles de cacher le fuyard. 

Le lendemain, la rumeur publique s'étonnait d'un tel déploiement des forces de l'ordre pour un simple voleur de poule, certains, prétendaient que cela était bien plus important en insinuant "autre chose" par des sous entendus.

Bachir aurait été "porteur de valise" entre la France et l'Algérie, il a été guillotiné à Oran en 1950..

Avant son exécution, une dizaine de ses copains de Victor Hugo dont mon frère Roger sont allés le soutenir par une manifestation devant la prison d'Oran, Il les a appelés par leurs noms l'un après l'autre comme s'il avait voulu les prendre à témoins.

Personne n'aurait pu imaginé à ce moment là que quatre ans plus tard allait commencer la guerre d'Algérie.

Si vous vous souvenez de ce fait, et, que vous ayez plus de précisons faites le moi savoir. Merci. 

email d'Yvon Cortes, de Norbert Estève de Bastié.(camarades de classe école de Victor Hugo), et, de Gérard Ravasco (petit fils,épicerie Ravasco). Les familles Gumiel(épicerie), Agapit Garcia(coiffeur), Cacace,Codina,Segado,Robles, Figari et beaucoup d'autres. Merci à eux. 

 


 Les Gens de mon Quartier racontent : Souvenirs d'un vécu heureux.
       
(appellation pleine d'affection, de sympathie, d'amitié envers tous ceux qui forment mon souvenir) 

Photo N° 1 Frères et soeur de ma mère Agueda fille aînée de la famille Garcia de Victor Hugo.

debout à droite Mon oncle Joseph dit Pépé, à coté l'une des soeurs de ma mère ma tante Mercedes, l' enliassant par le cou mon oncle René, en Chapeau foncé mon oncle François, assis mon oncle Jules dit Julio.

Photo N° 2  Belles soeurs et soeur de ma mère : à droite ma tante Lucienne mariée à François, puis Mercedes une des soeurs de ma mère. Ma tante Antoinette mariée avec Joseph,et ma tante Marie Louise mariée à Jules.

 

             

            Portrait de mon Oncle François Garcia.             Photo de sa femme Lucienne et de ses dix enfants 

 

 

                        

Mme SYLLAS Reine de la rue Buès à Bastié a été fêtée pour son centenaire. Le maire de Renazé en Mayenne lui a remis la médaille de la ville en présence du secrétaire général, de son fils et de sa belle fille.

Avec toute notre affection, Bises à Madame Syllas. 

 

                       
                Ravasco                        Mme Gumiel épicière      Mme Perez la poissonnière

 

Décès de "ANICA" la Cantinera

date du 01 07 07. message d'yvon Cortes.

C'est avec une très grande tristesse que je vous informe du décès de Mlle Anna Garcia (Anica) qui tenait le bar de l'Avenir à Bastié (rue Facio). Elle s'est éteinte dans son sommeil ce matin dans sa maison de retraite à Saint-Raphaël. 

Récemment, elle évoquait un tas de souvenirs du quartier avec beaucoup de   souffrances.                      

                    Annie et Pierrot, ses neveux                     (annie.campin@hotmail.fr)

Mes plus sincères condoléances à la famille, elle était pour nous les gens du quartier indissociable de nos souvenirs. Elle incarnait une page de notre histoire. Une pensée émue pour la disparue, un signe d'affection pour Annie et Pierrot Barcelo. Claude Garcia.

                

       

Parmi la tablée de joueurs de cartes on peut reconnaître en premier plan M.
Quessada, derrière François Carrasco, face à lui mon père et debout José
Verra.

     

Sur la photo de ma tante derrière son bar, peut être que la petite fille
qu'elle tient dans ses bras se reconnaîtra... Moi je ne me souviens plus de
son nom.
Amicalement,Annie

 

                     

                       

une photo de l'équipe de foot Bastié Victor Hugo qui se trouvait dans le bar de ma tante. Je suis incapable de dire à quelle époque cette photo a été prise, année 40 ou 50 ?

Au premier rang: le 4= Jibaja
En haut: le 3= Juanico le gitan, le 6= François Garcia (oncle de Claude) 

Merci à Annie pour ces photos.

 

 

Une triste Nouvelle : Nous apprenons le décès, le 11 février 2010 de notre ami d'enfance Francis Louvet, fils de la directrice de l'école de filles de Victor Hugo d' Oran. 

                               Nous présentons nos sincères condoléances à la Famille.                        

4 photos de notre camarade ; elles nous permettront de nous remettre en mémoire un visage qui, avec le temps ( plus de 50 ans ) commençait à s'estomper. (Yvon Cortes)

 

      

 

Marie-Claire (61 ans) nous a quittés.

En rentrant de Nîmes (Ascension), nous avons appris avec beaucoup de tristesse le décès de Marie-Claire Kabouche, épouse de notre grand ami Michel Kabouche, le 2 mai dernier. Nous regrettons, en l'apprenant trop tard, de ne pas avoir pu lui témoigner notre sympathie. Nous savons (J'ai perdu mes parents en 2008) combien il est difficile de vivre un pareil moment. Marie-Claire, unanimement appréciée pour sa gentillesse et sa bonté, nous laisse un agréable souvenir.

 

 

Tes Amis de là-bas te présentent, Michel, de sincères condoléances.        Yvon Cortès. 

 

 

Une année qui commence mal.

 

 

 

Rosette Parra nous a quittés.
C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de notre amie Rosette Parra épouse de Charles Roméro dit Charlot de,Bastié (Oran). Nous, amis de là-bas, adressons à son mari et à sa famille nos très sincères condoléances.
Lundi 3 janvier, Charles Roméro se lève et descend rejoindre sa femme Rosette au rez-de-chaussée.

Hélas, il découvre là un corps sans vie. Le SAMU alerté ne pourra rien et laissera un époux dans le désarroi.

Une mort que rien ne laissait prévoir, une mort bien plus difficile encore à supporter.    

        Yvon Cortès

 

 

OPÉRA D'ORAN   (souvenirs et récits cliquez ici) 

 

                                                                              Photos De Roger SELVA 

         

         

                                                 Merci à Roger Selva pour ces magnifiques photos

Date : 05/28/07 13:21:47
A : claude
Sujet : Collection
Cher Claude,
Je ne sais pas si je vais arriver à t'expédier mon dossier pps (vu la grosseur) !
Je vais tenter!
Bien Amicalement.
Roger

 

  Notre ami a créé un site http://perso.orange.fr/roger.selva/frame.htm

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De : Jean-Pierre LLOPIS

Date : 02/10/07 14:26:57
A : claude
Sujet : Réf. : nouveautés
Bonjour Claude,
J'ai visité complètement Le site indiqué et je n'ai pas dormi une partie de la nuit car dans les photos j'ai revu ta mère et je me souviens trés bien d'elle.
 

J'ai quitté Victor Hugo trés jeune et aux noms que tu as cité je peux ajouter rue Krauss dans la même cours que Cuq, les Garcia et Puget, la cour à coté Martin, Gomez, un couple dont Le mari s'était suicidé en se jetant sous Le train au Petit lac.

A coté la famille Gibaja puis c'était nous, ensuite capel, mas, Mme Garcia, boje, haberzetel (surnommé bigbill) et tout au fond de la rue krauss la famille Poveda.

 

Je me souviens aussi Des bombardements, Mon père travaillait la nuit à l'écho d'Oran, et lorsqu'il y avait une alerte mère nous réveillait ma soeur et moi et nous allions chez les Gibaja, nous tapions à la fenêtre et nous entrions, monsieur gibaja  mettait les matelas sur la table et nous nous réfugions dessous. 

Au cours d'une de ces alertes, IL faisait froid et pour se réchauffer nous avions allumé un "Kanoun" espèce de réchaud à charbon utilisé par les arabes et qui nous servait pour faire les grillades, au matin tout Le monde était malade nous avions été intoxiqué par Le monoxyde de carbone mais heureusement nous étions tous sauf.

 

J'ai également pensé à Pépica, la mère de Charlot chez qui j'allais chercher tous les jours Le lait, je l'ai d'ailleurs rencontré à Nimes IL y à quelques années.

C'est dommage que nous soyons aussi éloignés les uns de autres et NE puissions évoqués nos souvenirs communs.
Pour terminer je te signale que sur une photo de l'école de Victor Hugo
1946, Le prénom de Mon cousin ce n'est pas Claude mais Christian.
D'ailleurs je lui AI transmis ton message tout comme à Mon copain Georges vieville un ancien de Notre dame de France
Bien amicalement
jean-Pierre llopis

                                

De : Jean-Pierre LLOPIS
Date : 02/11/07 11:19:53
A : claude
Sujet : Réf. : nouveautés
Bonjour Claude,
Comme tous les souvenirs se bousculent, cette nuit j'ai retrouvé, me semble-t IL, Le nom du voisin qui s'était jeté sous Le train, c'était Mr Blucher.

 

J'habitais la maison juste en face de la rue Jarsaillon ou vivaient Pepica Roméro, la famille Aniorte et dans la maison au coin de cette rue avant la voie ferrée Mme Garrigue Institutrice.
 

La maison que nous habitions appartenait à Un arabe dont je NE me souviens pas du nom, dans Le jardin nous avions un énorme figuier, une allée avec Des treilles, un bananier, un jujubier et Des pommiers, et donnant sur la rue  Krauss un Bougainvillier.

 

La maison était toute en longeur et sur l'arrière IL y avait 2 fenêtres Qui donnaient sur un terrain ou habitaient Driss et Khadidja; lors Des fêtes musulmanes nous avions droit à une assiette de leur pâtisserie, nos rapports étaient excellents.

IL y avait à coté Le jardin des Mira juste en face du commissariat de Mr Regior qui était Le parrain d'un cousin par alliance.
En 1994 j'ai rencontré Mme Regior à Nimes.
 

Un peu plus loin sur le coté gauche IL y avait une épicerie tenue par Madame Anton.

A l'école  à Victor Hugo j'étais en classe avec Lolo Gumiel et Llédo dont Le père élevait des cochons.
 

Pendant la Guerre nous avons fait comme tes parents, Mon père avait acheté une truie qui nous a fait 7 porcelets que nous avons élevés; nous les nourrissions avec les déchets Des cuisines Des Américains; nous avons vendu au LLédo la truie et 6 porcelets et Le dernier petit cochon a été rôti et mangé avec les Militaires américains. 

Il  faut te dire que Mon père travaillait la nuit à l'Echo d'Oran et Le jour chez Benzimra, cette Entreprise était située au coin de l'avenue de Sidi Chami et de la rue Jarsaillon, elle était occupée en Grande partie par les Americains et c'est la que j'ai vue Mon premier et Unique "Peau Rouge".                           

Le camp Des américains était situé sur Le terrain situé avenue de sidi chami derrière l'entreprise et les cuisines communiquaient avec les forges ou se fabriquaient Des tombereaux pour les viticulteurs.

Parmi les américains certains étaient originaires de la Louisiane et parlaient Le français, j'avais 8 ans, j'étais chétif et lorsque j'allais voir Mon père Le cuisinier me donnait du pain blanc et me gavait d'oreillons d'abricots.                           

si TU   te souviens ils mangeaient du pain de mie mais les extrémités n'étaient pas consommés ( trop sèches) alors ils me les donnaient pour la maison.

A ce moment là, Le pain était rationné et lorsque tu ne consommais pas ton quota de pain Le boulanger  (Mr Llédo lui aussi ) te donner en compensation de la farine qui permettait de faire Des pâtes.                         
 

Je me souviens Des noms de 3  de ces Américains, ils se nommaient Normand, Broussard et Doré, tous trois Ont survécu à la guerre.

Mr Normand que nous avons souvent reçu à la maison avec ses deux camarades avaient  Des enfants, IL s'était attaché à nous et je t'envoie une photo ou je suis avec lui et ma soeur.
                      

                          

A son retour au Etats Unis après la Guerre IL a envoyé à mes parents un magnifique Crucifix, l'un de ses camarades s'est marié avec la fille Sanchez voisin de Vera, Salvador et Selva. Et la fille Aniorte s'est mariée avec Le fils Sanchez. 

 

Voila les souvenirs qui Ont ressurgis cette nuit, ils t'en rappeleront certains d'autres.

A bientot
Jean-Pierre
 

BONSOIR CLAUDE,

JE T'ENVOIE LE N° 1 DE L'ECHO D'ORAN PARU  LE
SAMEDI 12 OCTOBRE 1844
C'EST UN ORIGINAL QUE M'A OFFERT UN ANCIEN COLLEGUE A MON PERE.
BIEN AMICALEMENT
JEAN-PIERRE

Merci à Jean Pierre LLopis de nous faire partager ce document Historique qui est un témoignage sur une partie de notre mémoire.

 

                   

                             

                                               

                   

 

  
 Autrefois, là-bas : Photos d'Yvon Cortés

 

                      

 l'équipe de football des quartiers Bastié -Victor Hugo - la J..S.B.O.- photo prise en 59-60,
composition en bas, de gauche à droite : Manuel Cobos, Alain Richaut, Lucien Carrasco, Sauveur Barreto,
X Riquelme, Kader Khellil - en haut : Pierre Carrasco, Ahidane Bénaïssa, Gilbert Garcia, Yvon Cortès,
Francis Ribès, Francis Sanchez, Ahidane Mohamed D'autres camarades ont joué avec nous; certains ont renforcé
le groupe avec régularité notamment "José Véra" ou épisodiquement comme "Gugu Lopez".
        Cette équipe de quartier sans vie officielle a beaucoup joué et toujours avec un bon esprit; elle nous
a permis de passer d' agréables moments et de garder d' excellents souvenirs. Delmonte, Bel Air, nos voisins,
étaient nos rivaux et amis préférés.

 

                   

Sujet : football
Ci-joint encore une photo de foot celle-ci prise en 1961; on peut y voir notamment
debout : José Véra - Pierre Carrasco - Jean-Claude Vincent - Marcel Garcia - Simon
Carrasco - Serge Vincent ? - accroupis : Manuel Cobos - Socorro - Kader Kellil - Louis
Carrasco - ? Sanchez .
Je n'y suis pas... service militaire oblige. Je te l'adresse pour que tu aies ton cousin,
tu peux la mettre sur ton site si tu le souhaites.

                    

Debout : Francis Ribes - Sauveur Barréto - Lucien Carrasco - Yvon Cortès - Benaïssa Ahidane
Accroupis : Manuel Cobos - Mohamed Ahidane - André Martinez - Kader Kellil - Gilbert Garcia - Pierre Carrasco
( Pour la petite histoire: cette équipe s'est cotisée, semaine après semaine, pour acheter son équipement)

 

Heureuse initiative 50 ans après

 

 

 

Équipe de la "J.S.B.O"

Un grand moment qui fait chaud au cœur et que nous garderons en nous bien précieusement.

 

 

 

Photo 1 - Francis Ribès - Kader Khellil - Manuel Cobos     

                                                         

Photo 2 - Accroupis : Manuel Cobos - Francis Ribes - Pierre Soler - René Sanchez
                 Debout : Georges Martinez - X - Jean-claude Parra - Kader Khellil - Louis Carasco- Robert Anton

 

                 

Photo 3 - G à D : Robert Anton / Jean-Claude Parra (derrière) X - Francis Ribès / Louis Carasco - Pierre Soler - X / René Sanchez (derrière) -
                Kader Khellil / Manuel Cobos

      

Photo 4 - G à D : Robert Anton - Francis Ribès - Louis Carasco - Kader Khellil - Georges
               Martinez - Manuel Cobos

          

                                    

Photo 5 - Devant : Ahidane Bénaïssa - Kader Kellil - X - X
               Derrière : Robert Anton - Sauveur Barréto - Louis Carasco

 


                    
                 Photo 1 - Devant leur Rosalie : Jean Maturana - Emile Quessada - René Peyro - Jean-Claude Ségura
                 (un absent : Claude Cortès le photographe?)
 

Cher ami,

Il faut semer pour pouvoir récolter. Ton travail donne des fruits. Il a permis de remettre en contact 5 copains : 

René Peyro, Jean Maturana, Émile Quessada, Jean Ségura, Claude Cortès.

En voyageant sur ton site, René a découvert mon adresse. Il m'a envoyé un courriel auquel j'ai immédiatement répondu. 

Perdu de vue depuis 1960 nous désirions "beaucoup" le revoir. Comme il souhaitait retrouver ses anciens camarades, j'ai entrepris avec mon épouse les recherches. Jean Ségura, amoureux de la petite reine, avait son adresse Internet dans l'Oranie cycliste. Claude, mon frère, nous ayant fourni quelques souvenirs vagues mais suffisants nous a permis de retrouver très facilement. Émile et Jean Maturana. La boucle bouclée, nous avons laissé ces 5 gais lurons face à leur destin.

Les reverrons-nous à Nîmes? Certains viendront, je crois, pour le plaisir.
                                                                       Yvon

 

 

 Une balade pas comme les autres.

 

On frappe à la porte. Qui peut nous déranger à cette heure-là ? Je vais ouvrir. René Peyro , un camarade, est là devant moi. Pas dans son assiette, il ne sait comment commencer. Enfin les mots sortent, ma présence le rassure sans doute. 

-  En début d'après-midi, me dit-il, nous sommes partis nous promener avec ton frère notamment et près de la base d'aviation nous nous sommes faits contrôler par une patrouille militaire. 

N'ayant sur nous que les documents de la voiture le gradé responsable m'a envoyé chercher nos papiers d'identité et a mis les copains en cellule. 

J'ai donné sans discuter ceux de mon frère Claude et il est parti rapidement sans autres mots continuer sa collecte.

 

Ils sont rentrés en fin de journée sans histoire pas traumatisés du tout.

 

 Yvon Cortés

 

                              

     Photo 2 - Stage pré-militaire parachutiste (camp St Philippe) René Ramos - Sauveur Sanchez (vrai mililitaire)
                 Yvon Cortès - assis : un camarade footeux de Bel Air
 

Sujet : Parachutisme date du premier saut : 22.12.1957 .

            Claude,
                                            Voici ce que m'a rappelé ton message :
Nous sommes sur l'aire d'embarquement de l'aérodrome La Sénia. On attend, impatients, alignés l'un derrière l'autre.Le gradé de service nous demande de nous numéroter de 1 à 7. Mon tour arrive, je crie comme souhaité 1 et  je me retourne légèrement pour inviter le suivant à poursuivre. 

La numérotation terminée le responsable s'approche de moi et ordonne à mon stick de se mettre devant. Premier ! je me retrouve premier. Peu après nous embarquons. J'occupe le premier siège près de la porte ouverte du Nord 2000. Le baptême de l'air -1 heure indique mon carnet de vol - sera

plus long que de coutume. Je découvre au-dessous un surprenant paysage. Le mannequin a été largué: on nous en explique le but. Le moment du saut approche. Maintenant debout à la porte j'attends le signal. 

Je crois aujourd'hui avoir passé le gros du vol à cette place. Soudain, le rouge passe au vert. Un tuuuu assourdissant retentit. Une frappe sur l'épaule, GO ... je m'éjecte sans réfléchir. Un bref moment après, me voilà suspendu dans les airs.

 Le silence me surprend. Je profite pleinement de ce moment de bonheur. Bien vite, le sol se rapproche. Plus le temps de rêver, j'applique consciencieusement ce que l'on m'a appris. Le choc semble assourdissant. Ai-je fait un roulé-boulé ? J'en doute ! Je me relève aussitôt. Tout va bien. Je ne suis pas tombé à l'endroit prévu, pas très loin d'une route où sont garées quelques voitures, mais peu importe. 

Je plie mon parachute, je salue un collègue de travail, plus âgé, étonné de me voir et je me dirige rêveur vers notre point de rassemblement sans penser au lendemain.

Yvon Cortés

   

Photo 4 - Rassemblemement (debout) : Pierre Carrasco - René Sanchez - Kader Kellil -
                 Benïssa Hachimi - Louis Carasco - Daniel Anton
                 Accroupis : Francis Ribès - André Martinez
                 Maison Pelloux - Entrée Mme Dalachi
(toujours de gauche à droite - à ne pas rectifier Carrasco / Carasco)

                         

                                Photo 3 - Au resto : Louis Carasco - Francis Ribès - Georges Martinez - Kader Kellil -
                                                 Pierre Carrasco.

Photo 2 - Première cigarette : Francis Ribès - Georges Martinez

                                

                                        Photo 1 - En moto : Georges Martinez - Jeannine Carasco (rue Facio - à comparer avec
                                         la photo de Paul Syllas (2006)

Photos de Paul Martinez, le frère aîné de Dédé. Elles ont été prises dans l'entreprise Henri Hamelle, rue de l'Artillerie à Oran.
Paul portait, à l'époque, des lunettes (2è à gauche puis au centre).

                 

              

                         1 - Francis Sanchez et François (Paquito) Diez au patronage de Delmonte
                         2 - Jean-Pierre Adriano, Henri Martinez, Ballestero, Benaïssa Hachimi, Paquito Diez,
                              Michel Kabouche, Antoine Carvajal.
 

Boules club Victor-Hugo - 25 décembre 1948

 

             

                                                                                                                                                   
      
Photo 1 - (91) accroupis : 1 - Manuel Giménez, 2 - Toto Hernandez    
          debout : 1 - Ruiz, 2 - Salvador Sanchez, 3 - Manolo Sierra, 8 - 
          Salvador Martinez puis Claude Hernandez et son jeune frère

                                                                                                                      Photo 2 - (92) accroupis : 4 - Rodriguez, 5- Manolo Sierra

                                                                                                                       debout : 2 - Boggio, 3 - Fernand Garcia, 4 -Vicente, 6 -Préfaci
 

 La baignade - " Autrefois, là-bas "

 

          

De : yvon.cortes

Date : 09/28/07 17:27:06
A : claude.garcia
Sujet :
                                                      Occupation préférée
  Dès les premières chaleurs, jeunes adolescents, nous avions l'habitude d'aller nous baigner au port
(généralement) ou sur la jetée. Sans moyen de locomotion , nous nous y rendions à pied, souvent par
Gambetta. La falaise descendue, l'usine à gaz longée, nous prenions place sur les rochers pour de
merveilleuses heures.
  Plus tard, il nous arrivait de faire le trajet à vélo. Je nous revois encore, remontant la longue route du
port, accrochés à l'arrière d'un camion. La chance ne nous souriait pas toujours; quelquefois, un
chauffeur intransigeant refusait de prendre le risque.
 Après 18 ans, c'est en moto ou motocyclette que nous y allions. Mais, plus au port, ailleurs. Le cap
Falcon avait notre préférence. Nous pouvions là, nous amuser à plonger. Benaïssa Hachimi était
maître dans cette exercice. Si nager des heures ne me faisait pas peur, plonger de haut était mon
calvaire. Grassouillet, je n'avais pas le coup de rein suffisant pour ressortir immédiatement de l'eau
et il m'arrivait souvent de me frotter au fond.
                                                            Yvon Cortès
 

 

De : yvon.cortes

Date : 06/19/07 22:25:21
A : claude.garcia
Sujet : Oran, vivre et mourir avec ton souvenir (Poésie)
                      Claude,
J'aimerais que tu mettes sur ton site la poésie jointe avec l'accord de l'auteur, André Sansano,
de Bastié, rue Agent Marchi.    Merci   Yvon

 Transféré dans page Poèmes         http://perso.orange.fr/pnmohican/poemes.htm 

                                           

                                        

 

De : yvon.cortes
Date : 06/13/07 18:17:56
A : claude.garcia
Sujet : Tragédie barbare
                                                                       Cher Claude,
Ci-dessous un extrait de message que Jean-Pierre Badia m'a adressé .Je te demande, avec son accord, de le publier sur ton site.
                                                                     Merci      Yvon

( Mariage de Arlette ADAM domiciliée Place Korte Victor-Hugo )

 

René était un ami; .... Te souviens-tu de cet épisode tragique?

 

Un samedi de 1960 (le mois? no me recuerdo), nous étions de gorra dans un mariage au plateau St Michel dans la salle "Les trompettes de la revanche". J'étais là avec mon cousin Joséico Sanchez de St Eugène et Charly Falck, un ami. On s'amusait , on dansait et à un moment on s'est approché de la porte d'entrée pour regarder les danseurs. 

Mon ami Charly qui se trouvait à côté de moi, soudain pousse un cri de douleur. Un objet très dur venait de le frapper violemment à l'épaule. Le temps de  comprendre de quoi il s'agissait, la grenade- c'était une grenade de type allemand, avec un manche- explose au milieu de la piste. 

Je te laisse deviner le carnage. Les blessés par dizaines, les mariés très atteints, les invités hurlaient. 

Mon cousin Jo, s'est immédiatement précipité dans la rue et a vu un peu plus loin , un type qui courait. C'était le jeune terroriste. 

Courage, inconscience, rage que sais-je? on en a beaucoup parlé depuis. Il se lance à sa poursuite jusqu'au village nègre où il arrive à le coincer et à le remettre aux autorités. 

Quelques temps après, il a été décoré pour cela de la croix  de la valeur militaire par le ministre des PTT qui se trouvait en visite officielle à Oran-à l'époque nous travaillions lui et moi au Central télégraphique. 

Charly et moi avons transporté les blessés avec la 4CV de Jo, jusqu'à l'hôpital qui ne se trouvait pas trop loin (au Bd Sébastopol). 

 On a fait une dizaine de voyages. Les sièges de la voiture étaient rouge du sang des blessés. 

Donc mon cher Yvon, toute cette longue digression pour te dire que René s'y trouvait aussi et qu'il a été blessé, heureusement pas gravement.           
                   

 

                         

          Souvenirs de Rose Marie Matéos       

Il y a eu un déclic,quand j’ai lu « mon quartier Victor-Hugo »,je pense moi aussi avant de devenir complètement « gaga ».

Ecrire mon histoire pour mes petits enfants.

Ces souvenirs attendrissants ne m’ont réellement touchés que lors de l’évocation du mariage d’ Arlette

Et à la vue des photos de classes.

Je suis abonnée à l’écho de l’Oranie et j’avais eu l’occasion de ressentir cette émotion quand sur une

Photo de la classe enfantine,j’ai retrouvé « Mémé Grao » et ma maîtresse adorée :Mme Gouan.

Dans celles du site ,je me suis vue mais surtout j’ai revu Mon Amie :Annie Ruiz.C’était la fille du boulanger

De la Place Korth.Que de souvenirs dans le fournil !!!!!Le premier Teppaz,le houla-hop dans lequel excellait

Anne-Marie (Alberca,la fille de l’épicier au coin de la place et de notre rue :la rue de Batna),les jeux

De société (belote,petits chevauxetc…)nous étions toute une ribambelle surtout des filles mais

Il y avait aussi le jeune frère d’Annie,Daniel qui détestait perdre !!

  Notre plus proche voisin était Pierrot Moreno,ses deux grandes sœurs étaient très belles,il avait aussi un beau chien

Mirza ;c(était un vrai « garnement » il faisait des tas de farces à sa grand-mère,et nos riions tous quand

Il les racontait ;un jour de Carnaval,il avait mis un kimono vert et un masque de grenouille,et comme il était

Toujours accroupi et sautant et coassant personne ne l’avait reconnu !

Là où je tenais à apporter mon témoignage ,c’est lors du mariage d’Arlette.

Toute ma famille y était,après l’explosion il y eut de la fumée partout ;mon premier réflexe  a été de rechercher

Mes sœurs.Ma sœur Olga  près de moi n’avait rien,je me suis donc précipitée vers les autres tables

A la recherche de ma plus jeune sœur Fabienne ,au passage j’ai vu ma mère légèrement blessée à la jambe,

Elle m’incite à continuer de chercher Faby.

Je la vois avec du sang partout ,je la prends dans mes bras et je cours vers la sortie là où la fumée était le plus dense.

Tout cela en quelques secondes ,dès que je suis dans la rue,un voisin Belkacem ,passager d’une traction noire

M’appelle : »Rose-Marie !viens vite on t’amène à l’hôpital ! »

Sans réfléchir une seconde je monte et nous voila les premiers à l’hôpital ;des blouses blanches en nombre

 Nous attendaient à l’entrée :ils avaient entendu l’explosion ;ils ont demandé s’il y avait des blessés,j’ai répondu

Oui mais déjà d’autres voitures arrivaient déchargeant les blessés ,ma mère en était  aussi.

Finalement elles n’ont eu que des soins superficiels leurs blessures n’étant pas très graves.

Néanmoins,jamais plus Faby n’aimera la foule et quand plus tard ,elle eut de nombreuses infections dont l’origine

Etait mystérieuse ,je reste persuadée qu’elles étaient encore la conséquence de ce jour !!

Quant au responsable,j’avoue que j’ai été surprise d’ apprendre qu’il avait été rattrappé.

 Pour ma part,je reste persuadée que celui-là même qui nous a amenées à l’hôpital était pour

Quelque chose dans ce gâchis.Plus tard, notre voisine Kheira,nous dira que « les sauvages de la montagne »

Qui maintenant cernaient tout le quartier,proposaient quelques « sous » à ceux qui commettraient un attentat ;

C’est ainsi que Khabib que notre concierge élevait comme un fils,un beau matin l’égorgea !

C’est aussi à cette période qu’une foule en furie armée de bâtons et de pioches cassèrent tout sur leur

Passage :nos fenêtres furent éclatées et nous nous réfugiâmes chez ma tante qui habitait au-dessus

De chez nous !Nous déménageâmes dans l’urgence dans un chalet que la société dans laquelle

Mon père travaillait nous a alloué !

Pour en revenir à l’attentat,Josette,une amie de ma cousine Gisèle ,elle habitait au-dessus de la boulangerie

Y a laissé deux jambes,le marin à côté d’elle un bras et le pire,un enfant de quatre ou cinq ans

Qui était à notre table a reçu un éclat dans le crâne et il en est mort !!!

 Eh oui !c’est cela aussi nos souvenirs même s’il est vrai ,nous persistons à évoquer les meilleurs moments

Et     heureusement ils étaient nombreux !

Salut à ceux de la rue de Batna ,de la rue de Bône,de la place Korth et toutes celles de l’école de filles !

Rose-Marie Mateos

 

                                                

      

 

Aujourd'hui là bas
 BASTIÉ 44 ANS APRÈS : Photos de Paul SYLLAS 

 

Quelle joie pour nous les anciens de Bastié.

 J’ai habité dans la cour au 4 rue Bues où se trouvaient aussi les familles Martinez, Parra « mon oncle et ma tante » Raïra et sa petite fille Daouia (je ne suis pas sûr de l’orthographe). En face la famille Alcaraz  qui élevait des vaches, la famille Soler, un peu plus loin la famille Verra. A coté de chez nous, la famille Anton ; je me souviens bien de Daniel et de ses sœurs Odile et Marie-Paule.

Nous avions quitté ce logement sans électricité pour un appartement mis à notre disposition par Madame Peloux (ma sœur Angèle était leur femme de ménage).

La veille au soir de notre départ de Bastié, ma cousine Rosette et son mari Charlot Roméro accompagnés de CRS étaient venus nous chercher (les manifestants cassaient les portes. Nous avions passé le reste de cette nuit tous ensemble au café d’Anica. Le lendemain matin en chargeant les meubles d’un fils Carrasco dans un camion, un fellaga nous avait tiré dessus, et j’avais reçu une balle au genou, j’avais été transporté chez Anica puis à l’hôpital d’Oran heureusement la blessure n’était pas très grave mais j’en garde toujours une cicatrice.

Je me souviens de toutes ces joies simples, nous n’étions pas riches mais heureux de vivre dans notre quartier.

J’ai fréquenté l’école de Monsieur Abadie à Victor-Hugo et j’ai eu comme instituteurs Messieurs Gros et Gonzalès. La concierge était Madame Cortes la Maman d’Yvon.   

Au mois de septembre dernier je suis retourné à Oran avec ma cousine Christiane Parra  la veuve de Lucien Carrasco. Nous avons entre autre parcouru à pied, depuis la place d’armes, Saint-Eugène, Delmonte, Bastié  et les Castors. Inutile de te dire le changement que nous avons trouvé. Il n’y a que la maison de Madame Peloux qui n’a pas changé, ses nouveaux propriétaires nous l’ont fait visiter. Les plaques de la rue Facio existent toujours, par contre l’épicerie Baretto, la cantine d’Anica et le commerce de Manolo et Maravilla sont méconnaissables. La rue Bues a aussi complètement changé, dans la cour ils ont construit de grands immeubles. Les maisons de Monsieur Anton jusqu’à chez Madame Kaplan ont été abattues pour faire un grand boulevard qui rejoint l’avenue de Sidi Chami.

Les maison de Pépica Roméro et Aniorté ont aussi été transformées ils ont construit des étages au dessus.

J’en ai profité pour faire de nombreuses photos et si cela t’intéresse je me ferais un plaisir de t’en envoyer.

Cette année,  j’ai l’intention de me rendre à Nîmes car c’est toujours avec grand plaisir que je rencontre nos amis de Bastié et Victor-Hugo.

Amicalement.                                

                            Paul SYLLAS  

 

           

            

                                  

                                             Retrouvailles

 

Un internaute inconnu, Moktar, a reconnu son oncle sur une photo dans notre site. Il en a immédiatement informé celui-ci et nous a envoyé un courriel pour nous le dire. Karim, le cousin, fils de notre ami, nous en en a adressé un également. 

J'ai transmis ces deux messages à Yvon, expéditeur du document. Ce dernier a aussitôt contacté son camarade. Après son appel, dans la foulée, Manuel, un autre footeux, lui a téléphoné. Bénaïssa -puisqu'il s'agit de lui -, pour ne pas être en reste, a appelé à son tour Sauveur et Francis. 

Le premier passant quelques jours plus tard dans les environs lui a déjà rendu visite. Peut-être nous en parlera -t-il prochainement ? Si Manuel et Yvon, depuis l'Ascension 2006, communiquent régulièrement, le contact avec Francis, rompu depuis de nombreuses années, a été rétabli. Sacré Bénaïssa !

 

Ajoutons qu'Yvon a eu , en prime, la chance de recevoir 2 appels de Mohamed (Mojar), le frère, depuis Fès.

Depuis, inutile de dire que le téléphone ronronne de-ci, de-la, à la satisfaction de tous. Et, évidemment, tout ce petit monde projette de se revoir à Nîmes pour l'Ascension. La venue de Mohamed, vivement souhaitée par tous ses amis, tiendra du miracle.
 

A ces anciens joueurs de foot viendront se joindre ce jour-là d'autres (anciens) jeunes du quartier : José Babaloni, Paul Syllas, Daniel Anton ?, René Sanchez, Vincent Aniorté, etc... et soyez certains la liste s'étoffera.

 

Ce texte est aussi un appel à tous ceux qui le liront, à tous ceux que nous n'avons pas revus, pour que ce jour soit différent et reste un événement inoubliable.

 

                Claude Garcia             Yvon Cortés

 

PS : Pour les noms de famille des personnes citées, reportez-vous aux photos de foot du site, cela vous permettra ainsi de penser à ceux qui nous ont quittés : Dédé, Gilbert, Pierre, Lucien, sans oublier José et Simon, nos aînés.

 

De : moktar benaissa

Date : 12/08/06 20:10:48
Bonjour,
Je reconnais mon oncle sur votre site, c le marocain BENAISSA.... Je lui est
de ce pas montré votre site il a été très emu.
Je vous remercie pour ce merveilleux souvenir que vous avez conservé.
Je souhaiterai savoir si vous avez d'autre foto....mes oncles vivent encore
a oran...peut etre les avez vous connue.
Pour Oncle Benaissa, il vit en france.
Amicalement.
 

De : moktar benaissa

Date : 01/12/07 22:17:19
A : claude
Sujet : RE: site
bonjour,
 
C'est avec un très grand plaisir. Si j'ai d'autres documents je vous les communique. Mon oncle Benaissa a rencontré votre amis a Palavas les flots, il est aux anges. De retrouver ses anciens amis c beaucoup d'émotion. 

Par ailleurs sur les photos, j'ai reconnue la rue Krauss dans le quartier victor hugo, juste en face de commerce de manolo et maravilla (annecdote : mes oncles et ma mere et mes tantes petits allaient acheter leur glace chez ce commerçant).

 Ma mère habitait dans ce quartier. Ses frères sont toujours la bas dans cette maison. Peut être les avez vous connue, il s'agit de MOHAMED pour le plus agés, M'HAMED pour le second, et le plus jeune de BENAISSA. Ils avaient perdu leur père en 1952. Il était en vélo et il c fait renversé par une voiture. 

A l'époque mes Oncles étaient très jeune, 14 ans pour le plus âgés et 8 ans pour le plus jeune. Je vous donne c indication, afin que vous puissiez faire des recoupements.
 

 

                                
Le coin des internautes de Victor Hugo - Bastié : Retrouvailles

 

 

De : Gérard et Aline RAVASCO

Date : 02/04/07 11:40:41
A : claude
Sujet : Un petit coucou
 
Je profite d' un moment de repos pour te faire un petit coucou . Je reçois toujours avec plaisir tes petits mots mais avec la vie de dingue que j' ai je n' ai pas souvent de temps pour  répondre enfin dans 1 an 1/2 la retraite je pense que là j' aurai tout mon temps. 'J espère cette année aller à santa cruz si d' ici la nous n' avons pas de banquets j' aimerai bien te connaître et peut être revoir une ou deux connaissances quoique je suis parti assez jeune. Quand j' ai fait mon service militaire en Allemagne on m' a présenté un adjudant qui était comme moi d'oran quand je lui ai dit mon nom il est resté surpris c'etait un voisin de mes grands-parents un des fils RIQUELME. Malheureusement j' ai perdu tout contact avec lui depuis pas mal d' années
            Bon je te quitte car la patronne me demande de passer à table  à bientôt
 

De : EMILIO
Date : 01/15/07 14:19:22
Sujet : pieds noirs de victor hugo
mon cher Claude je suis un ancien étudiant de notre bel université de Victor Hugo c était pas la licence au bout mais le certo mais quelle joie immense de retrouver ces amis de notre enfance dans le temps des frères  je suis emile martinez frère de sauveur et cousins des carasco j ai rencontre pierrot moreno j ai paquito au telefone je vois souvent coco je serrais très heureux d avoir ton numéro de telephone  mes amitiés trs fraternelles emilio d el patio siete.

 

De : Jean Pierre BADIA
Date : 12/30/06 14:34:06
A : Claude.garcia-pap@wanadoo.fr
Sujet : Ton site est un régal d'histoires pour notre Histoire

Salut Claude, j'ai parcouru ton site. Je suis ému comme chaque fois que je lis des souvenirs d'oranais dans lesquels je me reconnais souvent. J'ai 70 ans, alors tu comprends, que tous tes récits sur le pedregal etc...me parlent comme on dit ici. On a été enfants à la même époque et on a fait les mêmes bêtises aux mêmes endroits et aux mêmes moments. Forcément ça lie.. Mais tu parles aussi de Victor Hugo. J'habitais à la rue de Guelma N° 16 à côté de Adda, le marchand de légumes. Je n'ai pas été à l'école de Mr Abadie, mais à St Eugène à l'école Edgard Quinet (quelle trotte tous les jours!). Ma mère avait des goûts de luxe, mais elle ne voulait pas que je mange à la cantine (de peur qu'ils m'empoisonnent), donc tous les jours je faisais 4 fois le chemin par le terrain de Benabou, la rue Berthelot, et l'avenue de St Eugène. Bref! je te remercie pour tes souvenirs et surtout de les avoir écrit et bien écrits. Quelle mémoire! Bravo, je me suis régalé. Moi aussi j'ai écrit, pas de manière si générale et si détaillée en même temps. Je n'ai pas encore publié sur le Net. Ca va viendre. Encore merci et bonne année 2007, autour du plat de morue. (tradition d'Alméria d'où était native ma grand-mère Juana et qu'on n'aimait pas trop manger ce jour-là).


P.S: Peut-être as-tu entendu parler de Barril le marchand d'eau? c'était mon beau-père, d'ailleurs on m'appelait le fils Barril, bien que ce ne soit pas mon nom. Moi c'est Jean Pierre, le télégraphiste.

Date : 12/25/06 22:52:41
Sujet : victor Hugo
Monsieur
Je suis marié avec une oranaise de Victor Hugo, Yolande, fille de Pierre QUESADA et de Lydie ROS, petite fille de Vicentica ROS.
Votre site nous a Émue. Nous avons reconnu dans une des photos de l'école de Victor Hugo, l'oncle de mon épouse , Antoine ROS "dit Nanou".
Bien que trés jeune lorsqu'elle habitait à Oran , elle avais 10 ans en 62, Yolande a reconnu bien des noms énumérés dans vos chapitres j'ai moi-même remémorés les récits de mon beau père m'expliquant comment construire les "bilochas" et les caricos.
Je suis Jean DEL CASTILLO, Français d'origine espagnole, et naturalisé Pied Noir.
Mes beaux parents m'on fait aimer Oran.
Sans y être allé j'ai l'impression de la connaitre et que je ne pourrais pas m'y perdre.
Les faubourgs, le petit lac, les lions de la mairie, la place d'arme, la citée Perret avec les studios de la Télévision,le quartier de la marine, me sont aujourd'hui très familiers.
Merci encore pour ces récits.
Nous vous souhaitons de passer de bonnes fêtes et avec un peut d'avance nous vous souhaitons une tes bonne et heureuse année.
Jean DEL CASTILLO
 
Date : 12/21/06 10:22:07
Sujet : Re : (no subject)
Bonjour Mr Garcia
Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d'année avec beaucoup de bonheur,santé ,amour pour l'année 2007 .Papa est parti en Martinique chez mon frére je lui est fais parvenir votre E-mail  il sera content
encore pleine de chose pour 2007 que du bonheur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
la fille de roger gumiel
 YOLAINE GUMIEL
 

De : Victor FIGARI

Date : 07/06/06 18:53:19
A : claude
Sujet : Re: 5 juillet 1962/ 5 juillet 2006
Bonjour, c'est Victor, J'arrive à l'instant de Marseille. J'étais hier à cette marche. Devant la préfecture dans l'attente de la sortie de la délégation. Mon écoute avec toute l'attention qu'il fallait avoir.

Conclusions,parce qu'il n'est pas nécessaire de reprendre au mot à mot de ce que nous a annoncé ce " responsable " (que je ne connais pas) compte tenu que nous sommes au même point. Je ferai 2 remarques 

1/ pas assez de monde 2/ délégation reçue par une secrétaire. 

Ces 2 remarques démontrent très bien le peu de respect aux morts,aux disparus,aux familles qui souffrent  depuis le 05.07.06 et un peu plus plus par le résultat de cette marche. Concernant la 1ere remarque je crois qu'il y a plus de moyens de communications à employer dans une bonne coordination auprès des associations cela mérite une sérieuse réflexion.................2eme remarque A mon humble Avis je pense que la délégation n'aurait pas due accepter d'être reçue par une secrétaire(je ne juge pas cette personne en elle-même)le contenu de notre motion méritait absolument d'être écoutée par ,au moins le sous-prefet. Mais,j'attire bien l'attention, que j'admire le courage, le dévouement de tous ceux qui donnent de leurs personnes pour déterrer les cadavres afin que tous les fossoyeurs de près ou de loin ne quittent pas cette TERRE sans avoir été punis sévèrement. Ma 1ere remarque amicale exprime le travail à faire en famille.La 2eme c'est toute une procédure bien structurée,preuves à l'appui d'ou' un dossier comme    on dit      afin d'^être reçu en haut lieu. Voilà, ce que je retiens de ce que j'ai constaté; vu. 

Je suis amer comme aux premiers jours et je m'exprime comme je peux en espèrant que peut-être, il vaut mieux encore ce peut que l'indifférence et j'ajouterai garder le silence. Ce qui pour moi veut ne dit RIEN =CONSENT. Avec toute mon amitié. Victor

 

De : GREASE LAGNIEU

Date : 04/02/06 08:36:56
A : claude.garcia-pap@wanadoo.fr
Sujet : renseignements
                                       Bonjour,
Je m'appelle Alain GARCIA ,je suis né le 12 juin 1962 à ORAN.
Mes parents habitaient au 23 rue BISKRA à VICTOR HUGO.
Mon pére se nommait AGAPIT GARCIA ,il était de SIDI BEL ABBES.
Le nom de jeune fille de ma mére est CACACE JULIETTE, originaire de DELMONTE.
Nous étions 11 enfants,7 filles et 4 garçons.
Mon frére ainé JEAN PIERRE jouait au football dans le club de la jsse d'ORAN.
PEUT-ETRE LES AVEZ VOUS CONNUS  ?
CACACE,GARCIA , CODINA, SEGADO ,ROBLES de VICTOR HUGO,BASTIE,vous donne le bonjour de LAGNIEU DANS L'AIN(entre LYON et BOURG EN BRESSE). 
 

De : norbert.esteve

Date : 02/28/06 16:52:49
A : claude
Sujet : Re: contact
From: claude
To: norbert.esteve
Sent: Wednesday, February 22, 2006 9:18 PM
Subject: contact

Bonjour Claude,

Un grand merci pour la photo de classe. Cette photo je l’ai eue mais elle est restée à Oran et je l’ai regrettée souvent. Jusqu’à notre départ en 62, j’étais capable, lorsque je la regardais, de mettre un prénom et un nom sur chaque visage. J’ai essayé de refaire cet exercice et je me suis aperçu que ma mémoire avait pris un sacré coup de vieux. J’ai certains noms sur le bout de la langue et si on me les donnait je dirais : « mais oui, bien sûr ! »

Je t’adresse une copie avec les prénoms et les noms que j’ai retrouvés. Si tu as le temps, pourrais-tu la compléter ?

À propos d’école, tu ne donnais pas le nom d’une de nos institutrices, celle qui écossait les petits pois en classe et qui envoyait l’un de nous faire ses commissions chez Romboni ou chez Gumiel pendant les heures de classe. Tu n’as pas pu oublier madame Ponzo. J’ai pensé que c’était de ta part une délicatesse envers un descendant éventuel de cette brave dame qui lirait tes récits.

J’avais remarqué combien tes récits étaient empreints d’humanisme et avec quelle lucidité tu analysais toute cette période. Tu réussis très bien à montrer que les deux peuples, algérien d’origine musulmane et algérien d’origine chrétienne, ont été les victimes de la bêtise, de l’incompétence ou de la trahison de ceux qui avaient en charge l’avenir de millions de personnes. En lisant tes récits je me suis dit souvent : « ça, j’aurais pu l’écrire

Dans notre malheur nous avons eu la chance d’arriver en métropole à une époque où il y avait du travail. Cela explique pourquoi la grande majorité de nos compatriotes que j’ai eu l’occasion de rencontrer depuis ont réussi leur vie professionnelle et leur insertion sociale, même si cela n’a pas toujours été facile au début. Je n’ose pas imaginer comment nous serions accueillis maintenant avec le chômage qui sévit…

 

De : piednoir@talktalk.net

Date : 01/16/07 23:25:48
A : claude.garcia-pap@wanadoo.fr
Sujet : babaloni

Prévisualisation des pièces jointes :

IMAGE1.JPG

Date : 12/20/06 20:37:46
A : claude
Sujet : Réf. :
 
BONNES  FETES  DE NOEL POUR VOUS EGALEMENT
  Fraternellement
 Yves FIGARI
De : yvon.cortes
Date : 11/11/06 19:22:53
A : claude
Sujet : Personnel
Les photos envoyées ne montrent que la partie intérieure de l'école de filles.L'école de garçons
était mitoyenne, à peine plus grande, la cour en triangle. Le fils Louvet vit certainement, il résidait
en Provence. Le quartier ne le connaissait pas beaucoup, il ne nous fréquentait pas. S'il consulte
ton site voir sa maison,  une très belle maison, lui fera mal, très mal.
Francis et Norbert, plus jeunes que nous, ne sont jamais allés en classe avec moi. Mon instit au
CM2 a été monsieur Ducos, celui du CM1 monsieur Defontis. Claude Cuq a fait carrière dans
l'enseignement, prof de math en Meurthe et Moselle. Nous avons mangé ensemble, chez lui. Il a
quitté ce département à la retraite pour le pays basque. Il ne m'a pas communiqué son adresse
comme prévu. Tu as certainement vu le dernier des Mira, bien plus jeune que nous. Jean-Pierre
qui devait être de 40-41,footballeur à la JSSE, est décédé en 1963 dans un accident de la circulation.
L'aîné Joseph dit Néné ne fréquente pas l'association delmontoise.Il a fait lui aussi carrière dans
l'enseignement et réside dans les Pyrénées Orientales. Robert et Daniel n'habitent pas le sud,
Robert est en Dordogne, Daniel en Corrèze et Denise que tu as pu voir à Nîmes dans le Loiret.
Luis, Domingo, François, Simon, Pierre et Lucien, en juillet 2005, sont décédés. Quant aux Castejon
deux des  filles étaient également parmi nous pour Ascension pas Brigitte. Pour terminer, je dois
te dire que je ne me souviens pas René Paul; s'il est du quartier rafraîchis ma mémoire.
  Amitiés         Yvon
PS: La rue de Suffren et la rue Général Vinoy ne faisaient pas angle; un arrondi les réunissait.
C'est sur ce terrain que la villa a été construite.
 

De : roger.garcia2@aliceadsl.fr

Date : 09/17/06 15:21:37
A : claude.garcia-pap
Sujet : Re:coucou
bonjour,
tu sais c est pas gagné. J'ai été en contact ce matin avec un ami d'enfance GARCIA tony qui se trouve en alsace.
From      : "claude" <claude.garcia-pap@wanadoo.fr>
To          : <roger.garcia2@aliceadsl.fr>
Cc          :
Date      : Sun, 17 Sep 2006 10:45:25 +0200 (Paris, Madrid (heure d'été))
Subject : coucou
Bonjour Roger et bienvenue sur le net
tu vas t'amuser maintenant en faisant des recherches sur ton passé,ou, m'écrire tes souvenirs , bisous à toute la famille garcia ton frère claude
 

De : Paul SORIA

Date : 03/06/07 15:49:22
A : claude.garcia-pap@wanadoo.fr
Sujet : Victor Hugo
Bonjour,
Je m' appelle Paul SORIA, et j'ai passé ma scolarité jusqu'à l'âge de 10 ans à Victor Hugo et j'habitais à Bastié.
Je vois mon nom inscrit sur les photos, je me souviens d'être toujours assis au même bureau que Driss.
Quel émotion de retrouver des photos de ces années!!
Surtout que je n'en ai aucune de moi enfant!!
Je ne peux pas vous dire si c'est moi, je ne me reconnais pas!!
Ma dernière année scolaire ma maîtresse était Mme SAU(?), l'année pour entrer en 6° chez Mr ABADIE.
Je connaissais les familles PUJOL, CARASCO,  MARTI. On habitait tous à Bastié.
Mes tantes était BOJE Joséphine et Yvonne que je recherche depuis très longtemps!
Bravo pour votre site et merci pour ces souvenirs!
Si vous avez des renseignements sur mes tantes, je suis preneur!
A bientôt
Paul SORIA
 
Date : 03/17/07 10:19:44
Sujet : famille pied noir
bonjour Monsieur
ayant vu votre site sur quartier Victor Hugo,je me permet de vous contacter.Je me nomme Pierre Soria,fils de Sauveur Soria et Marcelle Mas.Mes parents ont habite dans ce quartier.Ma mere qui a 73 ans a bien connu Emile Quessada et Emmanuel Hernandez dit "toto".
Elle est en contact avec Jacqueline Quessada jumele d'Emile.
Elle a bien connu le pere Marc qui l'a beaucoup aidé pour son depart en 1962 et auparavent aussi,ayant ete heberge avec mon pere et mes soeurs dans la villa des soeurs.Ma mere s'occupait de ce fait de l'eglise.
Mon grand pere Mas Francois etait retraite de la SAPCE et habitait rue general Vignoy.
Ma mere habitait proche de l'epicerie Soussi.La tante de ma mere etait une Dominguez.
Ma famille Soria est originaire de Saint du sig et Habitait quartier Bel air.
Ce sont tous des Espagnols venus de Aspe cote paternel et Monforte del cid cote maternel.
au plaisir de vous lire.
                   Pierre Soria

 

Date : 04/18/07 13:09:27
Sujet : les larmes aux yeux
 
bonjour claude!
je suis mounir? vécu au quartier victor hugo depuis mon enfance 1952 à 1984, en lisant ton site, j'avais les larmes aux yeux c'est comme un rêve parce que je me rappelle très bien, surtout quand tu décrivais les rue et les noms, tu sais pourquoi j'avais les larmes aux yeux parce que ça me rappelle ma mère qui est décédée en décembre 2006, c'était une femme exceptionnelle on l'appelait la bibliothèque humaine tellement elle était instruite et parlait couramment l'espagnol, d'ailleurs depuis son mariage avec mon père en 1946 je te dis pas, elle a cotoyé bien des gens de victor hugo, dans ton récit tu avais mis un point d'interrogation à la boulangerie qui était sur le prolongement de l'école il me semble si j'ai bonne mémoire que c'était la boulangerie de madame GARCIA, quand on passait à côté ça sentait les gateaux et le pain
    sur ce, je te dis au revoir et merci encore
                                                                                               mounir, 
Date : 05/31/07 07:43:57
A : Claude
Sujet : nouvelles+ ma photo pour faire connaissance
 

  Salut cher Claude,


J'ai essayé de te voir à Nîmes où je me suis rendu avec une de mes filles. Malheureusement je ne t'ai pas vu. Baya burro que je suis, je n'ai pas bien cherché. Pourtant j'avais les bonnes indications-la casquette...le lieu (sous les pancartes) où je suis passé plusieurs fois.
Je te remercie de ton travail, j'ai encore parcouru ton site. Bravo.
Je te transmets mon adresse électronique à inscrire dans l'annuaire des copains de Victor Hugo si tu le veux bien.
 

Jean-pierre.badia@wanadoo. fr (le fils Barril)

Psychologie-Clinicien
Docteur en Sciences de l'Education
06 82 87 99 06
 

P.S- petite note pour ta compréhension personnelle. J'ajoute -le fils Barril- car personne ne me connaissait sous mon nom de famille Badia- Mon pére est mort à la guerre en 45 et ma mére s'était remariée avec mon beau-pére Barril Louis qui a été marchand d'eau puis a travaillé à l'usine ACILOR prés de la gare Saint Charles. Elle a eu 4 enfants ( Michéle, Raymond, Louisou et Francine- Ils ont tous les 4 fréquenté l'école primaire à Victor Hugo).

 Nous habitions au 16 rue de Guelma, au patio Guerin. On faisait nos courses à l'épicerie du coin chez madame Moréno (elle avait une fille Francine et un fils (?)). On était voisin avec Adda le marchand de légumes. 

Je suis toujours en contact avec ses deux fils - Lahouari qui habite toujours au même endroit et Ghani qui habite rue Lalande, nos amis d'enfance. Nos voisins immédiats étaient les Palleiro, Martinez, LLedo, Yvars, Riquelme, les fréres finano et alberto, Kabouche le fils de la concierge de la cour, etc....


Y que se mueran los feos, porqué aqui no ay ninguno

Trés amicalement. JPB

 

               Photo prise à La Roques sur Cèze en Mai 2007.
 

Le Peuple Pied-Noir  (Texte de Jean Pierre Badia) 


Il était une fois des milliers de petits garçons et filles vivant en Algérie, dans les milliers de villes et villages répartis sur tout le territoire qui allaient à l’école, grandissaient, jouaient, ne se doutant pas un seul instant de la catastrophe qui les attendaient.

Car, il faut bien parler de catastrophe humaine, provoquée par l’exil et les dommages collatéraux qui ont suivis.  Mais le peuple pied-noir a hérité de ses ancêtres toutes leurs qualités, celles des pionniers. 

En venant en France, ou ailleurs sur la planète, il ne s’agissait plus de défricher des terres incultes, d’assécher des marais, de lutter contre le climat et les maladies, de bâtir un pays. Il s’agissait de construire sa vie, sa famille, de faire sa place.  Tous l’ont fait, dans l’honneur et la droiture, dans l’amour du travail bien fait, dans le respect de la parole donnée. 

Maintenant, que tous ces petits garçons et ces petites filles sont devenus vieux, ils témoignent. Le sites qu’ils ont créés sont nombreux, émouvants. Tous recréent cette vie d’avant, cette vie où ils étaient jeunes, insouciants et installés dans leur terre natale pour mille ans. 

Nous sommes des «Muhadjirouns» des exilés, des vrais sans espoirs de retour, sans espoirs tout court. Seuls restent nos souvenirs amplifiés par la nostalgie, que nous partageons à longueur de page sur le web ou dans des milliers de livres édités souvent à compte d’auteur. Nos publications deviennent nos racines. Elles veulent remplacer celles qui furent coupées brutalement une année maudite de 1962.

Qui peut nous comprendre? rares sont les hommes et les femmes de bonne volonté qui puissent accéder à comprendre cette souffrance. 

Mais malgré tout cela, le peuple pied-noir qui va disparaître, comme toute chose vivante d’ailleurs, ne perd pas son caractère. Cette joie de vivre, cette bonne humeur et ce bruit qui le caractérise. Ce bruit de la parole et du geste dont on lui fait reproche encore aujourd'hui. Ce bruit qui cache ses pudeurs, ses tristesses et sa peine immense de l’Algérie perdue. Ce bruit qui est notre marque de fabrique.

Ces milliers de petits garçons et de petites filles se retrouvent maintenant autour de la toile, partageant leurs textes d’avant, recroquevillées ensembles comme pour se tenir chaud dans leurs derniers moments.  Leurs histoires, nos histoires seront les monuments de notre patrimoine national. On les visitera comme on visite un château perdu. Leurs enfants, leurs amis, les anonymes profiteront de ce jour annuel du patrimoine pour leur rendre l’hommage qui convient.

Notre histoire est grandiose, nous étions des petites gens, nous sommes devenus grands.   Malgré toute la rancœur que nous pouvons nourrir contre les politiques d’antan, la France nous a permis une vie bien meilleure que celle que nous avions quittée. Et ceci à tous les niveaux: économique, social et culturel. En échange, nous lui avions donné nos grands-pères, nos pères, nos frères pour la défense de la Liberté. Dans la France, ce grand pays, nous avons construit nos familles, nos vies. A l’heure des bilans, sans haines, sans regrets nous pouvons être fiers de nous. Vive le Peuple pied-noir dont je suis.  
 

JPB dimanche 15/02/09.

 

 

                    

                       la Mosquée du Pacha Oran                                              le jardin Municipal d' ORAN   

ANNUAIRE des Copains du Quartier Victor Hogo - Bastié

 

Anne-Marie Aguilar - 9 rue Facio - Bastié -  anne-marie.aguilar@wanadoo.fr
 

Yvon Cortès - 10 rue de Suffren - Victor-Hugo - yvon.cortes@wanadoo.fr

                

                            roger.selva@wanadoo.fr 

 

Norbert Esteve : 9, rue Trêve de La Rochelle 17290 Thairé tél : 05 46 56 15 18  

courriel : norbert.esteve@wanadoo.fr

 

Garcia Claude : Chemin des garrigues  83390 Cuers tél : 04 94 28 62 24  claude.garcia-pap@wanadoo.fr 

 

Gérard Ravasco petit fils de l'épicière Madame Ravasco dont nous sommes nombreux à nous souvenir 

Gérard et Aline RAVASCO

24, rue Paul Bousquet - 34200 SETE
04.67.51.42.05
06.67.75.18.46
gerard.aline@tele2.fr

 

Moktar Benaïssa Grenoble neveu de Benaïssamoktarbenaissa@hotmail.com  

Pierre soler : 119 rue jarantonniere, saint andeolle chateau,,,69,700 tel 04 78 81 51 90 e-mail  pierresoler@wanadoo.fr,

 

Yolande QUESADA épouse DEL CASTILLO (fille de Pierre Quesada, nièce d'Antoine Ros dit Nanou) 7 rue Castel Ruscino  66430 BOMPAS Email : jdel6648@orange.fr  

 

Paul SYLLAS Le Sollier 53800 Saint Martin du Limet. Tel: 02 43 06 72 81
Adresse email: paulsyllas@free.fr

 

Jean-pierre BADIA  (le fils Barril) Psychologie-Clinicien
Docteur en Sciences de l'Education
TEL : 06 82 87 99 06 adresse email : jean-pierre.badia@wanadoo.fr 

 

Histoire de Ghislaine la petite gitane.

Histoire de Mahmout.

 

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